Maréchal Guillaume Marie Anne Brune (1763-1815)

Maréchal Guillaume Marie Anne Brune (1763-1815)

Maréchal Guillaume Marie Anne Brune (1763-1815)

Le maréchal Guillaume Marie Anne Brune (1763-1815) a servi sous Napoléon au début de la carrière du futur empereur, et a été l'un des premiers groupes de maréchaux napoléoniens, malgré une carrière assez peu impressionnante. Son exploit le plus impressionnant fut la défaite de l'expédition du duc d'York en Hollande en 1799.

Brune est née à Brives-la-Gaillarde dans le département de la Corrèze. Il était le fils d'un avocat, et s'installe à Paris pour étudier pour devenir avocat avant la Révolution. Il accumula bientôt des dettes de jeu et abandonna ses études pour devenir imprimeur et écrivain sans succès.

Il était un fervent partisan de la Révolution et un ami de Danton. Il a servi comme capitaine dans la garde nationale, puis a été promu au haut commandement en raison de ses contacts révolutionnaires. Il rejoint le 2e bataillon de volontaires de Seine-et-Oise en 1789, et est nommé adjudant-major le 18 octobre 1791. Il participe à la défaite d'un groupe de rebelles royalistes à Oacy-sur-Eure en 1792. Il est rapidement promu général de brigade et commanda une brigade à la bataille de Hondschoote (8 septembre 1793). Il passa aussi quelque temps comme commandant de Bordeaux, où il imposa sa propre « terreur ».

Un moment clé de sa carrière est survenu en 1795, lorsqu'il a servi sous Napoléon lors des événements du 13 vendémiaire, lorsque Napoléon a utilisé de l'artillerie pour disperser une foule parisienne qui protestait contre une nouvelle constitution.

En 1796, Brune servit dans l'armée d'Italie, commandait initialement une brigade dans la division Masséna. Il combat à la bataille d'Arcole, à la bataille de Rivoli (14 janvier 1797), à Saint-Michel (20 mars 1797) et aux combats autour de Feltre (mars 1797), et est promu général de division.

En 1798, Brune commandait l'armée française d'Helvétie qui occupait la Suisse. Il arrive à Berne en mars 1798 et l'argent saisi sert à financer l'expédition de Napoléon en Égypte. Genève est annexée à la France et une nouvelle République helvétique est créée, sous contrôle français jusqu'en 1813.

Il commanda l'armée d'Italie pendant la campagne d'Égypte de Napoléon (1798-99).

En 1799, il commanda l'armée française qui s'opposa à l'expédition anglo-française infructueuse dans le nord de la Hollande (y compris l'armée de Batavia). Il défendit avec succès Amsterdam contre l'expédition commandée par le duc d'York. Les Alliés débarquèrent en août, furent vaincus à Bergen (19 septembre 1799) où Brune était en infériorité numérique mais combattant sur la défensive, victorieux lors d'une seconde bataille à Bergen (2 octobre 1799), de nouveau vaincus à Castricum (6 octobre 1799) et furent bientôt évacué par la mer.

Il a servi en Vendée. En 1800, il combat en Italie, participe à l'offensive générale du général Moreau. Il a forcé son chemin à travers le Mincio (bien qu'il ait failli perdre une division lors de la traversée du fleuve. Il a ensuite vaincu le général autrichien Bellegarde à Pozzole et Valeggio (également connu sous le nom de bataille de Monzambano), 25-26 décembre 1800, où la cavalerie de Davout a brisé le Centre autrichien. Il atteint Vérone le 2 janvier 1801, franchit la Piave et livre de nouvelles escarmouches avant que l'armistice de Trévise ne mette fin aux combats (16 janvier 1801). Pendant ce temps, la victoire de Moreau à Hohenlinden et son avance sur Vienne convainquent les Autrichiens de chercher la paix, et la guerre a pris fin par le traité de Lunéville (9 février 1801).

Brune a ensuite été ambassadeur auprès de l'Empire ottoman en 1802-1804, bien qu'il n'ait pas bien fonctionné à ce poste.

Brune a été créé maréchal lors de la première création en 1804.

En 1807, il est nommé gouverneur général des villes hanséatiques, commandant français dans le nord de l'Allemagne. Il était encore une République fervente, et il fut bientôt démis de ce poste en raison de doutes probablement infondés sur sa fiabilité. Il a également acquis une réputation de corruption, et Napoléon l'a décrit comme « un voleur intrépide ».

Brune ne retourne à l'armée qu'aux Cent-Jours de 1815. Il reçoit le commandement de l'armée du Var, avec pour mission de défendre le sud de la France contre les Autrichiens.

Après la seconde abdication de Napoléon, Brune tenta de retourner à Paris, mais il fut assassiné par une foule royaliste à Avignon le 2 août 1815, qui le croyait responsable de la Terreur d'Avignon au début de la révolution.

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" le scandale est dans le crime ce n'est pas dans la plainte ce n'est pas dans le cri du sang faussement versé "

Ainsi commença la requête adressée par Maître Dupin, célèbre avocat parisien, au roi Louis XVIII, le 19 mars 1819.

« Majesté. un horrible attentat s'est produit sous le règne de Votre Majesté. Un des grands officiers de la couronne, un maréchal de France, a été méchamment assassiné et depuis environ quatre ans, ce crime si public, s'il est révoltant, n'a pas été puni. Pourquoi , sans que vous le sachiez Votre Majesté, dans votre propre palais, la mort du Maréchal a reçu cette sorte de ratification ? " (le tableau de ce Maréchal avait été retiré de la galerie du Maréchal)

" On craignait, apparemment, que cette image restée dans la galerie puisse rappeler le crime, et qu'en traversant cette salle allant louer le Seigneur qui protège la France, il vienne à l'esprit de Votre Magesté de punir les coupables. Je demande justice , mon Seigneur, justice pour le meurtre de mon mari, justice de l'insulte faite à son cadavre, justice de l'insulte faite (faite) à sa mémoire par ceux qui ont osé l'accuser de suicide. Cette justice, je la demande au Roi , je demande à vos ministres, je demande aux chambres, je demande à toute la nation."

Cette lettre, était d'Angélique Nicole Pierre, veuve du Maréchal Guillaume Marie-Anne Brune, qui demandait au Roi le droit de porter plainte contre les assassins de son mari. Brive et la Révolution Il ne s'agit pas de faire ici une biographie du Maréchal Brune, mais de nous limiter à quelques faits marquants de sa vie et qui conduiront à ce drame tragique.

Né à Brive, dans le département de la Corrèze, le 13 mars 1763, Guillaume Brume envisage des études de droit. A vingt ans, il entre à l'Ecole de Droit et au Collège de France, à Paris. En 1789, il fait la connaissance de Marat, Fréron, Fabre d'Eglantine. Il devient également l'ami de Danton et Camille Desmoulins. Il saura échapper à la tempête révolutionnaire. On l'accusera de manque de courage lors de la guillotine de Danton et de ses amis. Mais aurait-il pu faire quelque chose pour sauver ses amis girondins ?

La princesse de Lamballe

Il est maintenant temps de se remémorer l'un des épisodes les plus tristes de la Révolution française. En 1792 l'armée autrichienne s'approche de Verdun. Les Parisiens s'agitent et certains seront pris d'une véritable folie sanguinaire. Ils feront partie des tristement célèbres « massacres de septembre ». Le 2 septembre 1792, la foule envahit la prison de la Force et lynche la princesse de Lamballe. On dit que sa tête, sur une pique, a été montrée dans la fenêtre de son amie, Marie-Antoinette, prisonnière du 'Temple'.

Cette histoire, apparemment, n'aurait rien à voir avec celle qui nous intéresse. Mais, curieusement, l'auteur anglais Goldsmith allait écrire plus tard : « Certaines personnes (sans donner de noms) croyaient reconnaître dans l'homme qui portait la tête , le général Brune déguisé ! On sait que c'est faux : la duchesse d'Abrantes, dans ses souvenirs, se souvient avoir vu l'homme qui portait la tête. Elle donne même des noms : « Charlat portait la tête, Grison le cœur des malheureux. Pour éviter les poursuites judiciaires, Charlat s'engage dans l'armée et est massacré par ses compagnons tandis que Grison est condamné à mort et exécuté à Troyes.

Ce qui est significatif cependant, c'est que, pour les royalistes, Brune est l'assassin de la princesse de Lamballe et a participé aux massacres de septembre. On sait aujourd'hui que Brune était alors à Rodenac près de Thionville, dans le nord de la France.

La Suisse

S'étant distingué lors de la 1ère campagne d'Italie, Brune, devenu général de division, est envoyé par le Directoire pour l'intervention en Suisse en 1798. La Suisse est rapidement dominée le 17 mars 1798, Brune envoie au Directoire une lettre l'informant de la soumission de la Suisse. Il tenta de maintenir la discipline et d'empêcher les pillages comme le prouve sa déclaration à l'armée le 9 mars 1798. Mais afin de maintenir la campagne d'Italie, le Directoire imposa de lourdes contributions à la Suisse. Brune se fâche contre les commissaires de police français qui pillent la Suisse. L'un d'eux, Rapinat, beau-frère du réalisateur suisse Rewbell, est terriblement efficace. Le mot français " rapine " signifiant ' Pillage ' on disait à Paris " Le pauvre Suisse qu'on ruine Voudrait bien qu'on d cid t Si Rapinat vient de rapine, Ou rapine de Rapinat " " Le pauvre Suisse qu'on ruine Aimerait qu'il soit établi si Rapinat vient de rapine (pillage), Ou rapine (pillage) de Rapinat"

Brune reçut le commandement de l'armée d'Italie, à son grand soulagement. Le 28 mars 1798, il quitte Berne, remplacé par le général Schawenbourg. Peu de temps après son départ, l'armée française force les apports d'Einsiedeln le 4 mai 1798 - plus d'un mois après le départ de Brune - et de Sion le 15 mai. Schawenbourg poursuit les apports de forces et les pillages le 9 septembre 1798 à Stanz. Brune, comme nous venons de le voir, n'était pas en Suisse lors des événements d'Einsiedeln, de Sion et de Stanz. Mais le nom de Brune était inéquitablement mêlé à ces pillages. De nombreux auteurs, comme Taine, ont supposé que les informations étaient correctes et Brune a acquis une réputation de pillage. Plus tard, un auteur l'accusa d'avoir détourné le fameux « Trésor de Berne ».

En 1819 un arrêt de la Cour des comptes acquittera, mais trop tard, le maréchal Brune en vérifiant que l'intégralité des sommes avait été encaissée par le Directoire. A Sainte Hélène, Napoléon lui-même dira : "Brune a été accusé à tort d'avoir abusé de ses pouvoirs en Suisse mais l'histoire lui rendra justice."

Un jeu de mot? Si vous dites à un français : " On rencontre la brune " il ne vous comprendra probablement pas. Cette expression était courante au XIXe siècle et signifiait la nuit. Une chanson, qui reflète très bien l'esprit de cette époque dans l'armée française de Suisse disait : ' (Pour voler) n'y va pas pendant une journée, c'est trop bête, mais vas-y ' la brune', tu vas nous manquer jamais ton coup ' Rapidement ce mot d'humour était connu dans toute l'armée et on disait que son soldat 'honnête dans la journée, vole la brune' .

Ainsi se propage la calomnie sur Brune, tandis que deux autres sont ignorés : Soult a volé une splendide collection de tableaux en Espagne, tandis que Masséna, selon Napoléon lui-même, « a beaucoup volé à Venise ».

La honte

L'acte de capitulation suédoise, malencontreusement rédigé par Brune le 7 septembre 1807 sera l'occasion de la longue disgrâce de Brune. A partir de cette date, le nom du Maréchal Brune ne sera plus prononcé par la Cour Impériale. Il se retire en disgrâce à Saint Just. C'est justement l'occasion de vérifier que, en 1808, la fortune de Brune s'élevait à 600 000 Francs Or (Environ 1 900 000 Euro). Considérant que Brune avait sa solde de maréchal, plus celle de conseiller d'État et avait reçu de nombreuses récompenses de Napoléon, sa fortune n'avait rien d'extraordinaire.

Les 100 jours

De retour de l'île d'Elbe, Napoléon avait traversé le sud de la France. A Avignon, il avait ressenti l'hostilité de la population. Puis il se souvint de Brune. Celui qui avait, avec habileté et sans excès, pacifié le sud de la France en 1795 et la partie occidentale (la Vendée comprise) en 1800. Le 16 avril 1815, le maréchal Davout, au nom de l'Empereur, ordonne à Brune de prendre le commandement de la 8e division militaire dans le sud de la France. Après 8 ans d'exil et de silence, le maréchal Brune redevient soldat de l'Empereur.

Le 24 juin, il reçoit des nouvelles de Waterloo. Le 4 juillet, il écrit « Longue vie à l'empereur Napoléon II, la liberté française vit pour toujours ! Vingt jours plus tard, il doit reconnaître, avec douleur, le nouveau gouvernement et accepter la soumission. Son dernier message était aux soldats de la 8e division :

« Pour la patrie, tous nos sacrifices ! Il ordonne que nous abandonnions ces drapeaux qui nous rappellent tant de victoires alors qu'ils reçoivent mes douloureux adieux.

La situation est très difficile pour Brune. Il doit se rendre à Paris, mais traverser une région où il est doublement haï : car il fut l'un des premiers révolutionnaires puis un représentant de Napoléon. Ses amis lui conseillent d'abandonner Toulon en bateau. Il juge cette idée peu digne d'un Maréchal d'Empire et décide de remonter le Rhône. Sur la route de Paris, à Aix, il est déjà menacé et insulté par un groupe royaliste. A la ville de Cavaillon, étrangement, son escorte reçoit l'ordre de revenir vers Toulon. Il sera prouvé plus tard que la commande venait de la ville d'Avignon. Seul et sans escorte, le Maréchal arrive à Avignon le 2 août 1815 à 8 heures du matin.

Là, il doit changer de chevaux au relais de l'Hôtel du Palais Royal. Un groupe s'est formé autour de sa voiture. Un nommé Soulier crie : « C'est le maréchal Brune qui portait la tête de la princesse de Lamballe. La foule empêche la voiture de continuer sur la route. Brune retourne à l'hôtel. On lui donne la chambre N° 3, au premier étage. Les autorités de la ville d'Avignon sont étrangement passives. Une foule de 4 000 personnes menace de détruire l'hôtel. Dans sa chambre, le Maréchal écrit et déchire trois lettres. Farg's entre dans la pièce avec une arme à feu. Le Maréchal lui prend la main, et le coup se perd dans la fenêtre. Roquefort crie « Stupide. Il vous a manqué, il ne me manquera pas ». Il tire par derrière, Brune meurt, la carotide fendue. Il est 15 heures. Le maire de la ville dit à la foule 'Retournez chez vous, le Maréchal s'est suicidé !' Une heure plus tard, il donne l'ordre d'enterrer le Maréchal.

La thèse du suicide

Au cours de sa vie, le maréchal était très haï des royalistes. La rumeur de son suicide allait le rendre odieux. A cette époque, une personne qui se suicide ne se respecte pas et donc on ne respecte pas une personne qui s'est suicidée. La foule s'empara du corps et le jeta d'un pont, dans le Rhône. Longtemps après, on put voir écrit sur le pont : 'Cimetière du maréchal Brune'. La presse locale continue de répandre la rumeur de son suicide. La vraie question est pourquoi était-il autant détesté ? Serait-ce parce qu'il a défendu et empêché les Anglais de prendre Toulon, malgré les ordres du roi « d'ouvrir toutes les villes et d'accueillir les alliés » ? Ou peut-être s'agit-il de ses paroles mal choisies après avoir entendu parler de Waterloo : « Que les drapeaux des Empires reçoivent nos douloureux adieux ». A ce sujet, il existe dans les archives officielles, un rapport anonyme de juillet 1815 : « Ordre de prendre le maréchal Brune qui persiste à maintenir la rosace et le drapeau tricolore à Toulon ».

Le retour du corps

Pendant plusieurs jours, le corps de Brune flotta sur le Rhône. Un matin, un jardinier trouva un corps méconnaissable et l'enterra dans les terres du baron de Chartrouse. Pendant deux ans, l'épouse du Maréchal a mené de nombreuses recherches pour retrouver le corps. Le 5 décembre 1817, le baron de Chartrouse, avec l'aide du jardinier, retrouve le corps et l'envoie à la maréchale.

Le procès

Avec un courage admirable, malgré la terreur blanche qui régnait alors, sa femme obtint du roi le droit de poursuivre les assassins. A Riom le 25 février 1821, un tribunal reconnut que : le Maréchal n'avait pas porté la tête de la Princesse de Lamballe que le Maréchal n'était pas coupable de malversations et que le Maréchal ne s'était pas suicidé.

La Réhabilitation

Brune n'avait ni le génie militaire de Davout, ni le courage de Ney, ni la protection de Marmont. Mais il avait bien mérité d'appartenir à la galerie des portraits des maréchaux d'Empire.

Bibliographie

L'excellent livre Le Maréchal Brune, la toge et l'èpè de Maurice Vergne -1996.
(Ce livre est le résultat de 4 années de travail d'un groupe de retraités dans les archives de Brive, Tulle, Marne et du ministère des armées à Paris.)


Maréchal Guillaume Marie Anne Brune (1763-1815) - Histoire

L' Eyeil du cyclone à la chute du XVIII e siècle : La malheureuse République helvétique (1798-1803)

Quelques personnalités militaires éminentes de l'époque

Général Piotr Ivanovitch, Prince Bagration (1765-1812) : Il était le descendant d'une illustre famille géogienne. Avec le général Souvorov, il avait servi lors de la violente révolte de Pologne (1794). Au cours de la glorieuse campagne d'Italie en 1799, il conquiert la forteresse de Brescia (10 avril), a la haute main contre Sérurier et Moreau plus tard ce mois-là et joue un rôle décisif lors de la bataille de La Trebbia (17-19 juin) lorsqu'ils sont opposés aux forces de Macdonald. Après la disgrâce de Souvorov, il servit sous les ordres du feld-maréchal Kutusov lors d'engagements en Autriche (1805) et en Russie (1812). Il mourut peu après la chute de Moscou en 1812.

Maréchal Louis Alexandre Berthier, Prince de Neuchâtel (1753-1815) : Il a eu sa première exposition militaire pendant la guerre d'indépendance américaine. Aux premiers jours de la Révolution, il était major de la Garde nationale et s'efforçait de protéger la famille royale. Berthier sert ensuite en Rhénanie sous Kellemann et en Italie sous Bonaparte (1796-1797). Courant au secours du général Duphot assassiné à Rome fin 1797, il contribua à l'instauration de la République romaine le 15 février 1798. Ayant ensuite participé à l'expédition d'Égypte, il ne sera pas oublié par Napoléon qui le fit élever au rang de chef d'état-major, feld-maréchal, prince de Neuchâtel et enfin prince de Wagram. Lors de la Première Restauration, il soutint le roi et fut nommé pair de France. Sa mort subite en Bavière en 1815 a fait sourciller.

Maréchal Guillaume Marie Anne Brune (1763-1815) : Bien que fils d'avocat, le jeune Brune s'engage volontiers dans la garde nationale, puis dans l'armée du Nord du général Dumouriez (1792). Pendant la guerre d'Italie (1796), il est promu général par Masséna. Le cabinet de guerre lui fait conduire l'invasion de la Confédération suisse au début de 1798, au cours de laquelle il est soupçonné d'avoir détourné une partie du trésor de Berne (environ 30 millions de francs en tout). Pendant la guerre de Hollande l'année suivante, il mena une campagne magistrale contre le corps expéditionnaire anglo-russe. Bien que Napoléon ait une haute estime pour lui, il avait peu confiance en sa loyauté et le fit relever de ses fonctions actives pendant la majeure partie de l'Empire. Cependant, en 1814, le feld-maréchal Brune combat dans le Piémont et est reconnu par un groupe d'émeutiers à Avignon, ce qui lui vaut d'être lynché par la foule.

Amiral Francesco Caracciolo, duc de Brienza (1752-1799) : Issu d'une illustre famille napolitaine, Francesco a embrassé une carrière navale et a servi comme officier subalterne dans la Royal Navy pendant la guerre d'indépendance américaine. Le royaume de Naples ayant rejoint la 1 ère coalition contre la République française, le contre-amiral Caracciolo participa au siège de Toulon par une armée française où le capitaine Bonaparte devait jouer un rôle déterminant. Il joua encore un rôle déterminant dans la capture de deux navires de ligne français en 1795, Cayra et Censeur. Lors des opérations de la 2 e Coalition, une armée française du général Championnet conquiert Naples et établit la République parthénopéenne (janvier 1799) tandis que le roi Ferdinando IV s'enfuit en Sicile avec l'aide de l'amiral Nelson. Francesco s'est senti sans surveillance et a navigué vers Naples où il a pris ses fonctions avec la marine républicaine. Halas, quelques mois plus tard, les Français durent battre en retraite et Caracciolo fut jugé et condamné pour trahison. Sur l'insistance personnelle de son amiral de longue date, Nelson, la cour martiale fit pendre l'amiral Caracciolo à la cour principale de son propre navire, Minerve.

Général Lazare Nicolas Marguerite Carnot (1753-1823) : Le jeune Carnot était d'origine bourgeoise supérieure. Il s'est enthousiasmé pour la cause révolutionnaire et a quitté une carrière militaire formelle pour un rôle plus politique, organisant en fait toutes les campagnes militaires françaises de l'époque. Il reçoit ainsi le surnom bien mérité d'«organisateur de la victoire» à la suite de brillants succès militaires en Belgique et en Rhénanie (1793-1795). Après que Bonaparte eut installé le Consulat et penché vers la dictature, le général Carnot quitta ses fonctions pendant un certain temps. Vers la fin de l'ère cependant, il est nommé commandant de la forteresse d'Anvers, puis ministre pendant les Cent-Jours. Il était aussi un érudit respecté en mathématiques.

Général Jean Etienne Championnet (1762-1800) : Il fut nommé à la tête de l'armée de Rome en 1798 et reçut en fait l'ordre de marcher contre le royaume de Naples, dont le roi Ferdinand IV s'était bêtement engagé dans la 2 e coalition. L'armée française avait le haut du bras à la bataille de Civita Castellana contre le général Mack à la tête des Napolitains, et le général Championnet devait instituer la République parthénopéenne en janvier 1799. Quelques mois plus tard, les Français avaient subi de sérieux revers dans le nord de l'Italie et l'armée a été appelé à battre en retraite, ce qui a entraîné la restauration de la monarchie et une série de punitions honteuses pour les républicains. Championnet subit à Gênes un coup sévère de la part du corps autrichien dirigé par le feld-maréchal Melas. Il mourut peu après à Nice.

Général Mathurin Léonard Duphot (1769-1797) : Ayant participé à la 1ère campagne d'Italie (1796–820997), il est nommé pour accompagner l'ambassade dirigée par Joseph Bonaparte auprès du Saint-Siège à Rome (1797). L'éruption de violentes protestations de la population et des soldats rebelles a entraîné le lynchage du général Duphot et de ses compagnons de Bassville (27 décembre 1797), qui devait précipiter une dispute prolongée entre la France et la papauté, ainsi qu'une implication militaire prolongée de la ancien dans le sud de l'Italie de la part du premier.

Général Karl Ludwig von Erlach (1746-1798) : Issu d'une famille patricienne bernoise, il rejoint la Garde suisse à Paris en 1774. Son ancêtre Jean Louis d'Erlach avait été feld-maréchal du roi Louis XIV de France. Dans le contexte de l'invasion française, il est nommé commandant en chef de l'armée confédérée au début de 1798, tout en étant privé de ressources adéquates. Au lendemain de la défaite de Grauholz le 5 mars 1798, il est assassiné par erreur par la foule à Wichtrach.

Le feld-maréchal Karl von Habsburg, archiduc d'Autriche (1771-1847) : Il était le troisième fils de Léopold II d'Autriche, et en tant que tel désigné pour gouverner les Pays-Bas autrichiens (Belgique et Luxembourg). L'archiduc Charles fit en effet preuve de capacités militaires exceptionnelles face à des personnalités telles que Moreau, Jourdan en Allemagne (1796), Masséna en Italie (1797) et Napoléon en Autriche (1809). L'engagement prolongé à Essling s'est avéré extrêmement coûteux pour les deux parties au cours de cette dernière campagne. Le mariage de l'archiduchesse Marie-Louise avec Napoléon en 1810 allait en faire un neveu de l'empereur des Français.

Général Franz Jellachich, baron von Buzim (1746–82091810) : D'origine croate, Franz Jellachich entra en service en 1763, combattit les Turcs en 1789 et fut nommé colonel en 1794. Il combattit sous l'archiduc Charles en Rhénanie en 1796 et les années suivantes, s'opposant alors aux généraux Moreau et Masséna. Lors de la campagne de 1805, il couvrira le Vorarlberg tandis que Napoléon triomphe à Ulm. Il participe à nouveau à la campagne de 1808.

Général Barthélemy Catherine Joubert (1769-1799) : Il s'est porté volontaire au moment de la lever en masse (1791). Progressant rapidement dans les rangs, il est nommé général lors de la campagne d'Italie en 1795. Il est commandant en chef en Hollande (1797) et en Rhénanie (1798) avant de succéder à Brune en Italie (dernière partie de 1798) . Au cours de la désastreuse campagne d'Italie en 1799, il est pris par surprise et tué à Novi alors qu'il s'oppose au feld-maréchal Suvarov. Le directeur français Sieyès, membre du cabinet, avait des plans pour lui de prendre la prééminence sur la scène politique, bien que Bonaparte se soit finalement avéré être un remplaçant plus que volontaire (le 18 brumaire an VIII / 1799).

Général Paul Kray, Baron von Krajowa (1735-1804) : Ce fin tacticien était d'origine hongroise. Il était entré dans la carrière pendant la guerre de Sept Ans. En 1788, il va écraser le soulèvement valaque en Transylvanie, puis s'engage contre les Turcs en 1790. Lors de la campagne d'Italie de 1799, il succède au feld-maréchal Melas inapte. Il triomphe du général Schürer à Magnano et reconquiert ensuite Mantoue. L'année suivante, il succède à l'archiduc Charles et est maîtrisé par le général Moreau dans le sud de l'Allemagne. Il a par la suite démissionné de son commandement.

Général Claude Jacques, comte Lecourbe (1758-1815) : Il avait rejoint l'armée du Rhin en 1792 avant de poursuivre une brillante carrière aux Pays-Bas et en Rhénanie. Par la suite, il est rattaché à l'armée d'Helvétie et est nommé général en 1799. Sous le général Masséna, il occupera des postes au col du Saint-Gothard contre les tentatives du feld-maréchal Souvorov. Les Français se sont avérés incapables de résister au mouvement décisif des troupes russes, même si elles ont réussi à infliger de graves dommages. Il sert ensuite sous les ordres du général Moreau à l'armée du Rhin en 1800, jusqu'à ce que Napoléon le limoge avec le général Moreau en 1804.

Maréchal Etienne Jacques Joseph Alexandre Macdonald, duc de Tarente (1765-1840) : Il était d'origine écossaise et servit d'abord dans la Légion irlandaise de l'armée française, puis au régiment de Maillebois en 1785. Pendant les guerres de la Révolution, il se distingua à l'armée du Nord et à l'armée de Sambre et Meuse (1796). En 1798, il succède au général Gouvion St-Cyr comme commandant de l'armée de Rome, avant de passer à l'armée de Naples (début 1799). Au cours de la difficile campagne contre l'armée austro-russe, il réussit à Modène mais bat à Trebbia et est ensuite démis de ses fonctions en Italie. Il a ensuite servi sous les ordres du général Moreau en Allemagne en 1800 et a réussi à traverser le col de SplÃgen durant cet hiver pour atteindre Trente dans la Valtelina. Il a joué un rôle déterminant lors de la difficile bataille de Wagram (6 juillet 1809) et a été élevé au rang de maréchal et duc sur le champ de bataille, même si Napoléon avait des réserves à son sujet.

Maréchal André Masséna, duc de Rivoli, prince d'Essling (1758-1817) : Fils de l'ancienne Principauté de Monaco, André Masséna avait atteint le grade de général lors de la 1ère campagne d'Italie à l'époque où le général Bonaparte, beaucoup plus jeune, était nommé au-dessus de lui en avril 1996. Il était chargé de Armée d'Helvétie, du Danube et du Rhin fin 1798. Bien qu'il ait été pris de court par l'offensive austro-russe fin 1799, il parvient en réalité à inverser le cours des événements au profit de la France. Succédant au général Championnet en Italie du Nord, il soutient le siège de Gênes par les Autrichiens jusqu'à l'arrivée de l'armée de secours du Premier Consul Bonaparte pour remporter la victoire à Marengo (18 juin 1800). Il a ensuite servi comme maréchal en Italie, en Autriche, au Portugal et en Espagne. Napoléon lui avait accordé le surnom d'« enfant bien-aimé de la Victoire » à Rivoli (14 janvier 1797).

Le feld-maréchal Michel Frédéric Benoît, baron de Melas (1729-1806) : Cet officier talentueux avait rejoint l'armée à l'âge de 17 ans et avait pris part à la guerre de Sept Ans sous le feld-maréchal Daun. Ayant gravi les échelons, il est placé à la tête de l'Armée des Alpes en 1799, alors qu'il atteint alors les 70 ans ! Le feld-maréchal Suvorov - également âgé de 70 ans - a rapidement démontré des capacités exceptionnelles sous son commandement (nominal). Melas réussit contre les Français à Cassovo et Novi (été 1799). Une fois Souvorov appelé en Suisse, il avait carte blanche pour en finir avec les Français. Le général Masséna avait pris le commandement de la forteresse de Gênes, dont le siège fut rendu long et difficile jusqu'au printemps 1800. Le 14 juin, l'armée du premier consul Bonaparte fit son apparition. Melas marcha et battit les Français alors qu'ils étaient encore divisés. Il a ensuite quitté le champ de bataille, seulement pour que le général Desaix vienne le sauver et renverse le sort de la bataille de Marengo plus tard dans la journée. Melas a ensuite pris sa retraite du service actif.

Maréchal Gabriel Jean Joseph, comte Molitor (1770-1849) : Entré dans le bataillon de la Moselle en 1791, il combat à l'armée de Sambre et Meuse ainsi qu'à l'armée du Rhin sous les ordres des généraux Custine, Jourdan et Hoche. Il avait été élevé au grade de brigadier de l'armée d'Helvétie en 1799. Son corps s'était bien retranché dans le col de Klün vers la fin septembre 1799 face à Souvorov venant à l'est du col de Schüllenen. Cela a forcé les Russes à se replier vers le sud dans les Grisons. Molitor poursuit ensuite sa carrière pendant l'Empire et la Restauration lorsqu'il devient Maréchal.

Amiral Horatio Nelson, baron du Nil, duc de Brontë (1758-1805) : Le jeune Horatio a débuté à l'âge de 12 ans sur HMS Raisonnable, et à l'âge de 20 ans commandait le HMS Hinchinbrooke, une frégate. Il continua à démontrer à plusieurs reprises des capacités exceptionnelles de matelot, perdant son œil droit à Calvi en 1794, et un bras au cap Saint-Vincent en combattant les Espagnols en 1797. Le 1er août 1798, son escadre surprend la marine française près d'Alexandrie et détruit la plus grande partie, empêchant ainsi Bonaparte de se retirer d'Egypte. Ayant contribué au retrait des Français à Naples en juin 1799, il est nommé contre-amiral et duc. Après avoir détruit la marine danoise à Copenhague, il bloqua l'amiral Villeneuve à Toulon en 1803-1805. Une fois la marine française enfin échappée, l'amiral Nelson mène la brillante bataille de Trafalgar contre les forces franco-espagnoles réunies (21 octobre 1805). Il devait mourir au combat ce jour-là.

Général Rimski-Korsakov : Il commanda les forces russes sous l'archiduc Charles à Zurich (septembre 1799)

Le feld-maréchal Frederick Augustus, duc d'York (1763-1827) : Il était le deuxième à la suite de son père, le roi George III d'Angleterre. Ayant pris le commandement du corps expéditionnaire débarqué en Hollande septentrionale en 1795, il mena une campagne contre l'armée française de Hollande dirigée par les généraux Dumouriez et Jourdan. Nommé feld-maréchal, il débarqua à nouveau en Hollande pour recevoir le soutien des forces russes en 1798. Sévèrement battu par le général Brune en 1799, il dut se retirer et se réembarquer, pour faire face à de sévères critiques, notamment de malhonnêteté dans son pays. Il démissionne de son poste en 1809, mais est disculpé en 1811.


Biographie[modifier | modifier la source]

Début de la vie[modifier | modifier la source]

Fils d'avocat, Brune est né à Brive-la-Gaillarde, en Corrèze. He settled in Paris before the French Revolution, studied law, and became a political journalist. Following the French Revolution he joined the Cordeliers and was a friend of Georges Danton.

Revolutionary period [ edit | modifier la source]

Brune was appointed brigadier general in 1793 and took part in the fighting of the 13 Vendémiaire (5 October 1795) against royalist insurgents in Paris. Ώ] In 1796 he fought under Napoleon Bonaparte in the Italian campaign, and was promoted général de division for good service in the field. He commanded the French army which occupied Switzerland in 1798 and established the Helvetic Republic, and in the following year he was in command of the French troops in defence of Amsterdam against the Anglo-Russian invasion of Holland under the Duke of York, which was completely successful – the invaders were defeated in the Battle of Castricum, and compelled, after a harsh retreat, to re-embark. Ώ] He rendered further good service in Vendée, Ώ] and in the Italian Peninsula Ώ] during the years 1799–1801 (winning the Battle of Pozzolo).

In 1802 Napoleon dispatched Brune to Constantinople as ambassador to the Ottoman Empire. During his two-year diplomatic service, he initiated relations between France and Persia. [ citation requise ]

Napoleonic era [ edit | modifier la source]

Following his coronation as Emperor of the French in 1804, Napoleon made Brune Marshal of the Empire (Maréchal d'Empire). In 1807 Brune held a command of troops fighting in the North German campaign and occupied Swedish Pomerania, but Brune's staunch republicanism and a meeting between Brune and Gustav IV Adolf of Sweden raised Napoleon's suspicions, and he was not afterwards employed during the Empire. Ώ]

Brune was recalled to active service in 1815, during the Hundred Days, and as commander of the army of the Var, he defended the south of France against the forces of the Austrian Empire. He was murdered by royalists during the Second White Terror at Avignon, during the opening stage of the Bourbon Restoration. Ώ] His body was thrown in the river Rhône, but was later recovered and buried in a pyramid-shaped tomb in the cemetery of Saint-Just-Sauvage. [ citation requise ]

Personal life [ edit | modifier la source]

In 1788 he married Jeanne Nicolas (unknown–1840) and had five children: [ citation requise ]


Guillaume-Marie-Anne Brune

Guillaume Marie Anne Brune, 1st Comte Brune (13 March 1763 – 2 August 1815) was a French soldier and political figure who rose to Marshal of France.

The son of a lawyer, he was born at Brive-la-Gaillarde, Corrèze. Brune settled in Paris before the French Revolution, studied law, and became a political journalist. Following the French Revolution he joined the Cordeliers and was a friend of Georges Danton. He was appointed Brigadier General in 1793 and took part in the fighting of the 13 Vendémiaire (5 October 1795) against royalist insurgents in Paris. Ώ]

In 1796 he fought under Napoleon Bonaparte in the Italian campaign, and was promoted Général de Division for good service in the field. He commanded the French army which occupied Switzerland in 1798 and established the Helvetic Republic, and in the following year he was in command of the French troops in defence of Amsterdam against the Anglo-Russian invasion of Holland under the Duke of York, which was completely successful – the invaders were defeated in the Battle of Castricum, and compelled, after a harsh retreat, to re-embark. Ώ] He rendered further good service in Vendée, Ώ] and in the Italian Peninsula Ώ] during the years 1799–1801 (winning the Battle of Pozzolo).

In 1802 Napoleon dispatched Brune to Constantinople as ambassador to the Ottoman Empire. During his two-year diplomatic service, he initiated relations between France and Persia. [ citation requise ]

Following his coronation as Emperor of the French in 1804, Napoleon made Brune Marshal of the Empire (Maréchal d'Empire). In 1807 Brune held a command of troops fighting in the North German campaign and occupied Swedish Pomerania, but Brune's staunch republicanism and a meeting between Brune and Gustav IV Adolf of Sweden raised Napoleon's suspicions, and he was not afterwards employed during the Empire. Ώ]

Brune was recalled to active service in 1815, during the Hundred Days, and as commander of the army of the Var, he defended the south of France against the forces of the Austrian Empire. He was murdered by royalists during the White Terror at Avignon, during the opening stage of the Bourbon Restoration. Ώ] His body was thrown in the river Rhône, but was later recovered and buried in a pyramid-shaped tomb in the cemetery of Saint-Just-Sauvage. [ citation requise ]


Family tree of Guillaume BRUNE

The son of a lawyer, he was born at Brive-la-Gaillarde, Corrèze. Brune settled in Paris before the French Revolution, studied law, and became a political journalist. Following the French Revolution he joined the Cordeliers and was a friend of Georges Danton. He was appointed Brigadier General in 1793 and took part in the fighting of the 13 Vendémiaire (5 October 1795) against royalist insurgents in Paris. [1]

In 1796 he fought under Napoleon Bonaparte in the Italian campaign, and was promoted Général de Division for good service in the field. He commanded the French army which occupied Switzerland in 1798 and established the Helvetic Republic, and in the following year he was in command of the French troops in defence of Amsterdam against the Anglo-Russian invasion of Holland under the Duke of York, which was completely successful – the invaders were defeated in the Battle of Castricum, and compelled, after a harsh retreat, to re-embark.


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Geographical origins

The map below shows the places where the ancestors of the famous person lived.


Guillaume Marie-Anne Brune -->

Guillaume Marie Anne Brune, Conte Brune (1763 - 1815) a fost un diplomat și general francez al perioadei revoluționare și napoleoniene căruia i s-a acordat demnitatea de Mare↚l, în cadrul primei „promoții” de mare↚li ai Imperiului.

Prieten apropiat al lui Georges Danton, faptele sale de arme țin mai ales de războaiele revoluționare, ocazie cu care Brune a luptat sub comanda lui Bonaparte în Italia, devenind general de brigadă din august 1793 și general de divizie din noiembrie 1797. Comandă armatele din Elveția și din Italia. În 1799, armata franceză comandată de Brune a învins decisiv la Bergen (19 septembrie) o armată anglo-olandeză care încerca să ocupe Olanda. Îl înlocuiește pe André Masséna la comanda armatei din Italia, în 1800. Faptele sale de arme i-au adus bastonul de Mare↚l încă din 1804. După ce a fost ambasador la Constantinopole, între 1802 și 1804, este general 𡧯 al armatei staționate la Boulogne, apoi guvernator al ora↞lor hanseatice, apoi comandantul Corpului de Observație al „Marii Armate”. Cu toate acestea, cariera sa militară aproape că ia sfârșit din 1807, când are loc un incident diplomatic. Ceea ce i s-a repro↚t lui Brune cu această ocazie a fost folosirea într-un context oficial a sintagmei 𠇪rmata franceză” în loc de 𠇪rmata Maiestății Sale Imperiale”, cunoscute fiind simpatiile republicane ale Mare↚lului. Dizgrația sa va continua până în 1814, când se raliază regimului regal, doar pentru a i se alătura lui Napoleon în timpul celor o sută de zile, primind comanda garnizoanei militare din Marsilia. Mare↚lul Brune a fost asasinat la Avignon de reacțiunea regalistă cunoscută sub numele de "Teroarea Albă". Numele său este înscris pe Arcul de Triumf din Paris.


Guillaume-Marie-Anne Brune

Guillaume Marie Anne Brune, 1st Comte Brune (13 March 1763 – 2 August 1815) was a French soldier and political figure who rose to Marshal of France.

The son of a lawyer, he was born at Brive-la-Gaillarde, Corrèze. Brune settled in Paris before the French Revolution, studied law, and became a political journalist. Following the French Revolution he joined the Cordeliers and was a friend of Georges Danton. He was appointed Brigadier General in 1793 and took part in the fighting of the 13 Vendémiaire (5 October 1795) against royalist insurgents in Paris.

In 1796 he fought under Napoleon Bonaparte in the Italian campaign, and was promoted Général de Division for good service in the field. He commanded the French army which occupied Switzerland in 1798 and established the Helvetic Republic, and in the following year he was in command of the French troops in defence of Amsterdam against the Anglo-Russian Invasion of Holland under the Duke of York, which was completely successful - the invaders were defeated in the Battle of Castricum, and compelled, after a harsh retreat, to re-embark. He rendered further good service in Vendée and in the Italian Peninsula during the years 1799 - 1801 (winning the Battle of Pozzolo).

In 1802 Napoleon dispatched Brune to Constantinople as ambassador to the Ottoman Empire. During his two-year diplomatic service, he initiated relations between France and Persia.

Following his coronation as Emperor of the French in 1804, Napoleon made Brune Marshal of the Empire (Maréchal d'Empire). In 1807 Brune held a command of troops fighting in the North German campaign and occupied Swedish Pomerania, but Brune's staunch republicanism and a meeting between Brune and Gustav IV Adolf of Sweden raised Napoleon's suspicions, and he was not afterwards employed during the Empire.

Brune was recalled to active service in 1815, during the Hundred Days, and as commander of the army of the Var, he defended the south of France against the forces of the Austrian Empire. He was murdered by royalists during the White Terror at Avignon, during the opening stage of the Bourbon Restoration. His body was thrown in the river Rhône, but was later recovered and buried in a pyramid-shaped tomb in the cemetery of Saint-Just-Sauvage.


From Breve-la-Gaillarde in Limousin (southern Central France), Brune was a political journalist before he took part in the 13 Vendemiarie rebellion's quelling on 5 October 1795. As a reward he was made an assistant to Napoleon Bonaparte in the Italian Campaign of 1796 and he was responsible for the creation of the Helvetic Republic following the 1798 invasion of the Swiss Confederation. 

In 1804, after serving two years as Ambassador to the Ottoman Empire, he was made a Marshal of France by Emperor Napoleon I and fought in the battles in Germany. He took over the Army of Bavaria in 1805 when its commander, Louis-Nicolas Davout, was wounded and conquered Swedish Pommerania. In June 1805 he fought against France's erstwhile allies, the Batavian Republic, but was defeated in the Battle of Rotterdam by the Dutch. In 1807 he was dismissed after he met with Gustav IV of Sweden, making Napoleon suspicious. However, he was made a general during the Russian Campaign of 1812 and was responsible for reinforcing Napoleon in the Fall of Moscow. His army was then dispatched home to fight Austria during the War of the Sixth Coalition (1812-1814). 

Brune rejoined Napoleon's  service during the Hundred Days of 1815 and defended southern France from the Austrian Empire . He was murdered shortly after Napoleon's defeat by loyalists and his body thrown in the Rhone River. It was recovered soon after and buried.


Napoleon’s Masterpiece, the Battle of Austerlitz

On August 26, 1805, a post chaise left the town of Mainz and rolled east toward the Rhine River. Inside the carriage sat a man, 6 English feet in height, with black corkscrew curls tumbling over his suit collar, dark flashing eyes and a black mustache. He had a handsome face, marred only by a scar on his lower jaw, the result of a bullet wound. In his hands he held a book by Marshal Charles Louis Auguste Fouquet, comte de Belle-Isle, describing the French campaign in Bohemia in 1742. On the man’s passports was the name Colonel de Beaumont.

Moving rapidly, the carriage traveled to Frankfurt, then turned southeast toward Offenbach and Wurzburg. It proceeded to the town of Bamberg on the Regnitz River. Carefully skirting the border of the Austrian empire, it followed the course of the Regnitz southward to Nuremberg. Turning east again, it rolled to the Danube, tracing that river’s course to Regensberg. There, it clattered across the Danube on the great stone bridge and continued to Passau. From there, the carriage turned west toward Munich, drove on to Ulm and through the Schwarzwald (Black Forest).

On September 10, the carriage rolled to a stop at Strasbourg, France, where Colonel de Beaumont reverted to his true identity: Joachim Murat, marshal of France, grand admiral of the empire, senator of France, governor of Paris, grand master of the cavalry…and brother-in-law of Napoleon I, emperor of the French. That same day, a succession of signal flags transmitted Murat’s coded report to Napoleon in Paris:

Sire:
I have traveled to all of the points that your Majesty ordered me to visit….I hope to furnish the different information that you required, such as the distances, the localities, the positions, the nature and states of roads and resources that exist on the communications between the principal points. I have also made notes on the principal rivers as well as the approaches to Bohemia and the Tyrol….

There exists at Wels a corps of about 60,000 men at Braunau on the Inn, one of from 10 to 12,000, and a camp has been set up there for 30,000…already some Austrian soldiers have arrived at Salzburg it is generally believed that they are going to occupy Bavaria….

Prince Charles is to be the commander in Italy, and the Emperor on the Rhine. Their principal objective is to act in Italy, which appears probable given the extraordinary preparations taking place in the Tyrol….On Lake Constance there are about 15,000 men. A great number of Russians are on the frontiers of Galacia, the number is said to be 80,000 men. General Weyrother is, it is said, to be going to guide them. Finally, everything in Austria has a warlike attitude….

In Paris, at the Palace of Saint Cloud, Murat’s observations were added to those from other sources. As Napoleon studied his situation map, the red and black pins that marked the positions of French forces and their rivals revealed that an overwhelming force was gathering against France.

Largely in reaction to First Consul Napoleon Bonaparte’s coronation as emperor on December 2, 1804, on August 9, 1805, Britain, Austria, Russia, the Netherlands, Sweden, Naples and a collection of German principalities formed a new alliance against France. This Third Coalition’s objective was to force France back inside its territorial boundaries of 1789, before the French Revolution. To achieve that, the coalition planned to put more than 400,000 men into the field, far more than Napoleon could muster, and strike France from two directions.

Austria’s best general, Field Marshal Archduke Charles of Hapsburg-Lorraine, would attack in northern Italy with 94,000 men, recapture Austria’s former possessions there, then advance into southern France. Meanwhile, Austrian Archduke Ferdinand D’Este, with Quartermaster-General Karl Freiherr Mack von Leiberich as his chief of staff and mentor, would advance with 72,000 men along the Danube to discourage the elector of Bavaria from joining Napoleon and to cover the approach of Austria’s Russian allies. By October 20, the first Russian army, 50,000 men under Field Marshal Mikhail Kutuzov, would arrive, followed by another 50,000 men under Field Marshal Count Friedrich Wilhelm Büxhowden. The Russian armies would join Archduke Ferdinand and Mack for a combined invasion of northern France. To cover the two main offensives, an additional Russian force of 20,000 under General Count Levin

Bennigsen would protect the northern flank of the Danube offensive, while an additional Austrian force of 22,000 men under Archduke John would operate in the Tyrol.To distract French attention from the coalition’s main offensives, a force of 40,000 Russians, Swedes and British would advance through northern Germany into Holland, while 30,000 Russians and British would land in Naples, join with 36,000 Neapolitans and advance up the Italian Peninsula into northern Italy.

In the face of these multinational threats, Napoleon realized that his immediate project — a cross-Channel invasion of England — was now impossible. As a result of the military intelligence gathered by Murat and others, however, he had complete knowledge of the coalition’s plan. His response would be a preemptive strike into central Europe. He would try to destroy the army under Ferdinand and Mack before the Russians could arrive, then crush the Russians in turn. Meanwhile, Marshal André Masséna, with 50,000 men, would tie down Archduke Charles’ army in Italy. Marshal Guillaume Marie-Anne Brune, with 30,000 men, would forestall the coalition advance into Holland, and Général de Division Laurent Gouvion St. Cyr, with 18,000, would march on Naples to prevent any coalition advance there.

The instrument for Napoleon’s offensive against Ferdinand and Mack stood at Boulogne on the English Channel. Le sien Grande Armée, 180,000-strong, highly trained, well armed and mobile, was ready for action.

Les Grande Armée was divided into seven corps, each commanded by a marshal of France. Jean Baptiste Bernadotte commanded the I Corps Auguste-Fredéric-Louis Marmont, the II Corps Louis-Nicholas Davout, the III Corps Jean-Baptiste de Dieu Soult, the IV Corps Jean Lannes, the V Corps Michel Ney, the VI Corps and Pierre Franois Charles Augereau, the VII Corps. Joachim Murat commanded the Cavalry Reserve. The seven corps, Cavalry Reserve and Imperial Guard under Napoleon’s own hand totaled 145,000 infantry and 38,000 cavalry to this would be added 25,000 Bavarian allies.

On August 27, the Grande Armée broke camp and marched east. Bernadotte’s I Corps, stationed at Hanover, headed for Wurzburg to collect the Bavarians, while the other six corps converged on the Rhine. Napoleon believed that ‘The force of an army…is the sum of its mass multiplied by its speed.’ The distance from Boulogne to the Rhine is 450 miles, and each soldier covered it on foot, carrying his knapsack and musket, a total of 65 to 75 pounds. The price was high. Jean Roch Coignet, a private in the Foot Grenadiers of the Imperial Guard, recalled: ‘Never was there such a terrible march. We had not a moment for sleep, marching by platoon all day and all night, and at last holding onto each other to prevent falling. Those who fell could not be awakened. Some fell into the ditches. Blows with the flat of the sabre had no effect upon them. The music played, the drums beat a charge nothing got the better of sleep….’

On September 26, the ‘torrents’ of the Grande Armée crossed the Rhine. The march continued into Germany until after wheeling to the south on October 6, the army found itself in line along the Danube from Ulm to Ingolstadt. Napoleon’s army was now farther east than the unsuspecting army of Ferdinand and Mack, which had imprudently advanced along the Danube to Ulm in Bavaria. By the time the Austrians realized what was happening and struck north to attack the French, it was too late. The Austrian army was encircled, driven into Ulm and surrounded. On October 20, Mack and 27,000 surviving Austrian soldiers laid down their arms. Ferdinand, with 6,000 cavalry, managed to escape. As the French soldiers marched away from Ulm they sang:

General Mack
As if he was a pinch of tabac./blockquote>

But where were the Russians? In a staggering display of administrative ineptitude, the Allied staffs had failed to recognize that while the Austrians followed the Gregorian calendar, the Russians still employed the older Julian calendar. In 1805 the difference was 12 days. So while the Austrians expected the Russian army to arrive on October 20, the Russians did not expect to join the Austrians until November 1.

With the coalition Danube army eliminated, Napoleon was free to turn against Kutuzov’s Russian army, now approaching from the east. The French emperor’s strategy was to try to force it south to cut its communications with Russia, but his attempts failed. Although Murat’s cavalry seized the Danube bridges at Vienna on November 13, the wily Kutuzov managed to evade the French advance and escape.

Napoleon was forced to pursue. On November 20, he arrived at Brünn, a small town 80 miles north of Vienna and 125 miles east of Prague. To the west of the town, he found Kutuzov, who had now been joined by Büxhowden and a scratch Austrian force under Field Marshal Jean-Joseph, Prince of Liechtenstein. Napoleon, with 60,000 men at hand now faced Kutuzov with 73,000. Moreover, Kutuzov expected another Russian force under Lt. Gen. Magnus Gustav Essen to arrive from Poland shortly, and Archduke Ferdinand, having gathered up 10,000 Austrian troops in Bohemia, was ready to push eastward to support Kutuzov. What was worse for the French, on October 30, Archduke Charles had attacked Masséna at Caldiero, then skillfully extricated his powerful army from Italy and disappeared into the Alps. There, he had combined his army with Archduke John’s, and the two brothers were now moving north.

Napoleon was in trouble, and he knew it. Les Grande Armée was deep in enemy territory, his immediate force was heavily outnumbered and huge coalition reinforcements were on the way. Moreover, Prussia, impressed by Third Coalition successes, was showing great interest in joining it. To win the war, all Kutuzov had to do was avoid battle.

Napoleon calculated, however, that even if Prussia decided to join the coalition against him, it would not be able to put an army into the field for at least a month. The same was true for Archduke Charles’ army, whose progress from Italy would be slowed by the forces of Masséna, Ney and Marmont. All Napoleon had to do was to crush Kutuzov’s army before those coalition reinforcements arrived. And if Kutuzov was unwilling to engage him, he would have to trick Kutuzov into attacking him.

Napoleon’s plan would be aided considerably by the arrival at Kutuzov’s headquarters of Austrian Emperor Francis II and Russian Tsar Alexander I. The inexperienced tsar was accompanied by a retinue of young officers eager to show their contempt for the French army. While Kutuzov counseled waiting until overwhelming reinforcements arrived, Alexander capitulated to the pressure of his aides and the vision of becoming the ‘new St. George of Europe crushing the dragon.’ Now without influence, a chagrined Kutuzov mentally abdicated his command.

Napoleon was confident that the Allies, with their numerical superiority, would be tempted to attack him. To encourage their belief in the weakness of the Grande Armée, on November 21, he ordered Soult and Lannes to occupy the Pratzen heights and the village of Austerlitz, which was temptingly close to the Allied positions, and then to retire in feigned confusion, to simulate the beginning of a retreat. He followed this up with diplomatic action. On November 28 and again on the 29th, he sent a message to the tsar to ask for an armistice and a personal interview.

Alexander ignored napoleon’s request, sending only his chief aide-de-camp, General-Adjutant Prince Piotr Dolgorukov. If the French emperor wanted peace, Dolgorukov demanded, he must give up Italy immediately if he continued the war, Belgium, Savoy and Piedmont would be added to the price. Général de Division Anne-Jean-Marie-Rene Savary, one of Napoleon’s aides-de-camp, recorded that ‘The conversation began immediately and quickly became animated it appeared that Dolgorukov had failed to display the tact required for his mission, for the Emperor addressed him brusquely: `If that is what you would have me concede, go and report to your Emperor Alexander that I would not have counted on his good disposition that I would not have compromised my army that I would not have depended on his sense of justice to obtain terms if he wishes it, we will fight, I wash my hands of it.’ ‘

Dolgorukov reported that the French army was on the verge of dissolution and Napoleon would do anything to avoid a battle. A jubilant Austro-Russian army made ready to attack.

Napoleon concentrated the Grande Armée in a triangle formed by the villages of Puntowitz, Bosenitz and Lattein between the village of Austerlitz, occupied by the Austro-Russians, and the town of Brünn, occupied by the French. His front formed the arc of a circle, facing southeast toward the enemy. From north to south stood Lannes’ V Corps, the Imperial Guard, Général de Division Nicholas-Charles Oudinot’s Combined Grenadier Division, Murat’s Cavalry Reserve and Soult’s IV Corps — 60,000 soldiers in all.

Anchoring the north end of the French position was a prominent hill that rose 900 feet above the plain, named the Santon. From the Santon the French line extended about four miles south along the Goldbach stream, which flowed through a valley of marshes, stagnant watercourses and ponds. From north to south the Goldbach was lined by a series of hamlets with wide, muddy streets and single-story thatched houses. The most important of these were Sokolnitz and, 900 yards to the south, Telnitz, which marked the extreme left of the French line. Beyond Telnitz the Goldbach terminated in a series of wide, shallow ponds. The Goldbach and ponds were covered with melting ice, and their muddy banks were slippery. The Allies occupied a line east of the French positions, running north to south to the east of the Goldbach and centered on the Pratzen plateau, which the French had abandoned to them.

General-Feldwachtmeister Franz Ritter von Weyrother, chief of staff for the Austro-Russian army, and another favorite of the tsar’s, drew up the battle plan. Weyrother announced his plan to general officers at a staff meeting held at a house near Austerlitz early on December 2. Lieutenant General Count Alexandre-Louis Andrault de Langéron described the scene:

At one o’clock in the morning, when we were all assembled, General Weyrother arrived, and on a large table spread out an immense map, very precise and detailed, showing the area of Brünn and Austerlitz, then read out his dispositions in a loud voice and with an air that announced a conviction of his self-importance and our incapacity. He resembled a professor reading a lesson to young scholars: perhaps we were scholars, but he was far from being a good professor. Kutuzov, who was sitting in a chair half asleep when we arrived at his house, was completely asleep by the time we departed. Büxhowden stood listening but certainly understood nothing. Miloradovich said nothing. Przhebishevsky kept in the background, and only Dokhturov examined the map with interest.

Weyrother’s grandiose plan envisioned five columns of coalition soldiers, 41,000 men, sweeping down on the French right flank to cut their communications with Vienna and roll up Napoleon’s army from south to north. The columns, numbered I to V, would be respectively commanded by: General Dmitry S. Dokhturov, 13,000 (including an advance guard of 5,000 under Feldmarschall-Leutnant Michael Freiherr von Kienmayer) General Langéron, 10,000 Lt. Gen. Ignaty Y. Przhebishevsky, 6,000 Lt. Gen. Mikhail A. Miloradovich, 12,000 and Feldmarschall-Leutnant Liechtenstein, 5,000. Meanwhile, Maj. Gen. Prince Piotr Bagration, with 12,000 men, would draw the attention of the French left wing. Finally, Grand Duke Constantin Pavlovich, Tsar Alexander’s brother, with 8,500, would remain in reserve with the Russian Imperial Guard. Weyrother was confident that his plan would destroy Napoleon’s army to win the battle, the campaign and the war.

The extreme right flank of the French line was held by Général de Division Claude Juste-Alexandre-Louis comte de Legrand’s division of Soult’s IV Corps. At dawn on December 2, Legrand’s soldiers could hear the sound of marching columns through the thick morning mist that covered the battlefield. With only 2,400 men, his division was about to face an onslaught by more than 30,000 Allied soldiers.

At 8:30 a.m. Dokhturov’s I Column rolled forward to attack Telnitz. autrichien General-Feldwachtmeister Carl Freiherr Stutterheim described the attack: ‘Twice the Austrians were repulsed and twice they again advanced to the foot of the hill, which it was necessary to carry, in order to arrive at the village….Two Austrian battalions…charged the enemy with impetuosity, attacked the village, gained possession of it and were followed by the remainder [of the column]. The French, on the approach of such superior numbers, evacuated the defile, and drew up on the further side [of the Goldbach] in order of battle.’

To the north, Langéron’s II Column, reinforced by Przhebishevsky’s III Column, swarmed forward to attack the village of Sokolnitz. ‘The French,’ recorded Langéron, ‘defended themselves doggedly along the length of the stream and to the left of Sokolnitz. The 8th chasseurs and the regiments of Wibourg and Perm suffered a great deal, but at last, these three regiments and the column of Przhebishevsky carried the village and the French were forced to retire….’

By early morning the coalition forces had pushed the French out of Sokolnitz and Telnitz and were bending back the right flank of the French army. Columns IV and V, under Miloradovich and Liechtenstein, were marching across the Pratzen plateau and down onto the French right. The Austro-Russian left wing under Bagration was advancing to pin down the French left wing. Liechtenstein’s cavalry was spreading out to fill the widening gap between the Allied center and right. Thus far, all was going according to Weyrother’s plan.

About this time, according to Corporal Elzéar Blaze of the French 108th Régiment de Ligne, a captured French officer was brought before Tsar Alexander for interrogation.

‘Of which army corps are you?’ the tsar asked.

‘The third,’ the Frenchman replied.

‘That can’t be true — that corps is in Vienna.’

‘It was there yesterday today, it’s here.’

C'était vrai. After a forced march of 80 miles, covered in just 50 hours, Davout’s III Corps had arrived to support the French right flank. The coalition attacks through Telnitz and Sokolnitz, slowed, then faltered.

Meanwhile, in the fog-filled valley below the Pratzen plateau, Napoleon stood quietly, gazing intently toward the plateau. Concealed by the low heights behind him stood the mass of his cavalry, Oudinot’s Grenadier Division and the Imperial Guard. With them, too, stood the soldiers of Bernadotte’s I Corps, 11,000-strong, who had force-marched from Iglau during the night. Napoleon now had 75,000 men and 157 guns to face the Allies’ 73,000 men and 318 guns.

Napoleon asked Soult, ‘How much time do you require to crown that summit?’ ‘Ten minutes,’ answered the marshal. ‘Then go,’ said the emperor, ‘but you can wait another quarter of an hour, and it will be time enough then!’

At 9 a.m. two divisions of Soult’s IV Corps marched forward. Supported on their left by Bernadotte’s I Corps, the French columns climbed the slopes of the plateau and emerged from the fog. The astonished Russians fought to hold back the French attack. Kutuzov tried to call back the rear of Miloradovich’s column, but few units could be turned around in time. The French pushed over the Pratzen, and the coalition troops fell back in confusion toward Austerlitz.

At 10:30 Kutuzov counterattacked the Pratzen. Soult stopped his line from collapsing by skillful deployment of his corps artillery. At 1 p.m. a new Russian attack swept in as its Imperial Guard Cavalry under Grand Duke Constantin Pavlovich stormed up from Austerlitz. Soult was in the middle of the fire. One of his officers was wounded a ball struck the horse of his aide-de-camp, Lieutenant Auguste Petit, breaking its halter. Unable to resist this new attack, some of Soult’s exhausted troops broke and abandoned the summit. Napoleon ordered Général de Brigade Jean Rapp to lead the French Imperial Guard cavalry against the Russian attack. ‘[I]t was not until I came within gun-shot of the scene of action,’ recorded Rapp, ‘that I discovered the disaster. The enemy’s cavalry was in the midst of our square, and was sabering our troops. A little further back we discerned masses of infantry and cavalry forming the reserve. The enemy relinquished the attack, and turned to meet me….We rushed on the artillery, which was taken. The cavalry, who awaited us, was repulsed by the same shock they fled in disorder, and we, as well as the enemy, trampled over the bodies of our troops, whose squares had been penetrated…all was confusion we fought man to man. Finally, the intrepidity of our troops triumphed over every obstacle.’ Although wounded twice, Rapp himself captured Prince Nikolai G. Repnin-Volkonsky, colonel of the Russian Chevalier-gardes.

Meanwhile, on the french left, Lannes’ V Corps attacked Bagration to prevent the Russian from joining the struggle in the center. Lannes’ advance was stubbornly contested by Bagration and Liechtenstein, but Murat led his heavy cavalry in a charge that overwhelmed the Russian force. Bagration began a measured withdrawal from the battlefield.

Calling the remainder of the Imperial Guard to the Pratzen plateau, Napoleon ordered it and Soult’s survivors to swing south along the heights to envelop the Austro-Russian left. ‘We charged like lightning,’ wrote Thomas-Robert Bugeaud, a Velite Grenadier in the French Imperial Guard, ‘and the carnage was horrible. The balls whistled. The air groaned with the noise of cannon and power threatening voices, closely followed by death. Very soon the enemy’s phalanx was shaken and thrown into disorder at last we overthrew them entirely.’

By 3:30 p.m., French guns and infantry were firing from the Pratzen into the massed enemy below. The only possible Austro-Russian escape route lay over the frozen ponds at their backs. The coalition soldiers tried to flee over the ice, but it broke under the French bombardment, and the retreat became a rout. Sometime after 4 p.m. the guns fell silent the Battle of Austerlitz was over.

The coalition forces had lost a staggering 29,000 men dead, wounded or captured, along with most of their guns and equipment. Les Grande Armée had suffered fewer than 8,300 dead or wounded and some 600 prisoners. Recorded Langéron: ‘The fact is that neither the regiments, nor the commanders, nor the generals had the necessary experience to resist the veteran warriors of Napoleon, that it was a great error to confront them and an even greater error to believe that we had only to present ourselves to defeat them.’

Three days after the battle, Emperor Francis II, disgusted with Tsar Alexander and his Russians, signed an armistice with France. Alexander, disgusted with Francis II and his Austrians, limped away to the east. The Third Coalition collapsed. On December 26, 1805, France signed the Peace of Pressburg with Austria. By the treaty Austria lost Venice, Istria and Dalmatia to France, and the Austrian Tyrol to Bavaria. Napoleon I, emperor of the French, 10 years before an unknown French general, was on his way to becoming master of Europe.

This article was written by James W. Shosenberg and originally published in the December 2005 issue of Histoire militaire magazine. Pour plus d'articles, assurez-vous de vous abonner à Histoire militaire magazine aujourd'hui !


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